Ariane 6 : « Dernière ligne droite » avant d’être prise

AFP, publié le jeudi 30 juin 2022 à 20h52

Ce n’est pas encore « Top, Décollage », mais le compte à rebours est lancé : la fusée Ariane 6, conçue pour permettre à Europa de rester dans la course à l’espace, entame la dernière campagne d’essais avant son vol inaugural, reporté à 2023.

Dans son hall d’assemblage de la base spatiale de Kourou en Guyane française, le corps central du lanceur doit être érigé dans les « prochaines semaines » sur le tout nouveau pas de tir distant de 800 mètres pour des « essais combinés ».

Ces essais avec la fusée et son ensemble de lancement sont « la dernière ligne droite » d’un programme démarré en 2014, a expliqué Daniel Neuenschwander, directeur des transports spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA), lors d’une récente visite à Kourou.

Ariane 6, qui aura coûté près de 4 milliards d’euros, doit permettre à l’Europe de s’adapter notamment à la rude concurrence de l’américain SpaceX.

La fusée serait 40 % moins chère qu’Ariane 5 et surtout plus polyvalente. Une version à deux moteurs latéraux (boosters), Ariane 62, lui permettra d’avoir la capacité d’emport de la fusée russe Soyouz, dont le lancement depuis la Guyane a été interrompu par l’invasion de l’Ukraine. Un autre doté de quatre propulseurs remplacera le lanceur lourd Ariane 5.

Il pourra lancer de grands satellites en orbite géostationnaire à 36.000 kilomètres, pour lesquels il a été conçu en 2014, ainsi que les « constellations qui ont émergé depuis », se félicite Stéphane Israël, président de la société en charge de l’opération Arianespace.

Aussi, « bien qu’Ariane 6 n’ait pas encore volé, elle a connu un succès commercial » avec 29 lancements déjà vendus, dont 18 pour des centaines de petits satellites de la constellation Kuiper du vaste Amazone, rappelle-t-il.

Ariane 6 et sa rampe de lancement étaient conçues pour faire 12 lancements par an avec deux semaines d’intervalle, tandis qu’Ariane 5, qui n’était lancée que cinq ou six fois par an, en avait besoin de 6.

Pour cela, toute l’architecture industrielle a été repensée : le corps du lanceur est monté horizontalement et non plus verticalement, l’assemblage avec la coiffe et les propulseurs s’effectue directement sur le pas de tir, protégé par un portail mobile qui surplombe le Canopée guyanaise à partir de 90 mètres.

Et « nous avons récemment franchi avec succès une étape avec les tests des armes cryogéniques qui permettent l’injection du carburant », ajoute Franck Huiban, directeur des programmes civils d’ArianeGroup.

Celles-ci ne se séparent qu’au démarrage de la fusée et non plus avant. Cela facilite le largage de la fusée en cas d’interruption de lancement et la reconfiguration de la fusée en deux jours contre trois semaines pour Ariane 5.

Les tests sont encore innombrables pour « qualifier » le système, de la salle de contrôle à l’étage supérieur de la fusée, dont le moteur réinflammable doit encore subir des « tests au feu » en Allemagne.

A Kourou, « tous les processus de fonctionnement sont testés » lors des tests combinés, y compris en « mode dégradé », explique Franck Huiban, coiffé d’un casque.

L’idée est de recréer le vol sans que la fusée ne décolle. Il y aura donc plusieurs tirs du moteur Vulcain 2.1, « un premier tir court, puis un long, représentatif d’un vol » de l’étage principal, soit 500 secondes, selon lui.

« On a une bombe sur le pas de tir, il faut s’assurer d’avoir le contrôle du lanceur », explique un autre représentant d’Arianegroup sous couvert d’anonymat.

Le premier lancement d’Ariane 6 était initialement prévu en 2020, puis fin 2022 avant d’être repoussé à 2023.

Pour Stéphane Israel « certaines choses prennent plus de temps que prévu, mais nous ne sommes pas dans une impasse technique, les principaux paramètres sont maîtrisés ».

Ce n’est pas inhabituel pour un programme en développement, convient Daniel Neuenschwander. « Plusieurs jalons doivent être franchis d’ici la mi-juillet », indique le responsable de l’ESA, qui annoncera un nouveau calendrier le 13 juillet, lui-même « consolidé d’ici fin septembre ».

Il ne fait aucun doute que le lancement de la première se terminera sur le tapis. Les deux dernières datent de 1996 (Ariane 5) et 2012 (Vega), « l’une s’est bien passée, l’autre non », rappelle-t-il, évoquant l’explosion en vol de la première Ariane 5 « Si on a besoin de plus de temps, on » prend ce. »

Où en est la fusée Ariane 6 ?

Le lancement de la fusée européenne Ariane 6, initialement annoncé pour 2020 puis repoussé à 2022, ne fait plus l’actualité avant 2023 ou plus tard. Selon nos informations, la communauté spatiale se mettra d’accord sur un calendrier plus précis sur la situation du futur lanceur européen à la mi-juillet.

Où sera construite Ariane 6 ? Un très bon bilan pour un lanceur qui n’existe pas encore et qui a été délaissé pendant la pandémie : Ariane 6, fabriquée aux Mureaux en région parisienne, doit effectuer son premier lancement qualificatif en fin d’année.

Qui fabrique Ariane 6 ?

Une industrie bordelaise. ArianeGroup, joint-venture entre Airbus et Safran, est le maître d’œuvre des lanceurs Ariane 5 et 6. Il emploie 7 300 personnes en France (6 100) et en Allemagne (1 200).

Quand lancement Ariane 6 ?

Ariane 6 ne décollera pas en 2022, a annoncé l’Agence spatiale européenne. Le lancement de la nouvelle fusée européenne Ariane 6, initialement prévu pour 2020, a été reporté à 2021, puis à 2022 et maintenant à 2023.

Où en est le programme Ariane ?

Ainsi, le ministère des Armées, lassé d’attendre une réponse ferme et définitive d’Arianespace pour un lancement d’Ariane 6 fin décembre, a abandonné cette option dans les derniers mois de 2021 afin de lancer en orbite le satellite d’observation CSO3 . Il a finalement préféré monter à bord du lanceur russe Soyouz.

Pourquoi la NASA a choisi Ariane 5 ?

Afin d’éviter d’endommager certains appareils et aussi le miroir du télescope, qui est divisé en 18 segments hexagonaux, la NASA a voulu qu’il « soit exposé au soleil le moins possible après séparation de la coiffe, et surtout sans éclairage fixe, pour éviter tout risque ». de surchauffe Taches sur le…

Pourquoi Ariane 6 ? Chaque Ariane 6 emportera environ 35 satellites de la constellation de Kuiper, a-t-il précisé. « C’est l’avantage de ce nouveau lanceur qui peut lancer une trentaine de satellites en même temps. Ariane 6 est très bien adaptée aux projets dits de constellation.

Où va Ariane 5 ?

Le lanceur lourd européen a lancé avec succès deux satellites de télécommunications en orbite depuis Kourou lors de son 113e lancement mercredi soir. La fusée approche à grands pas de la retraite, avec quatre vols restants jusqu’en 2023, tandis qu’Ariane 6 est attendue depuis longtemps.

Pourquoi choisir Ariane 5 ?

Par rapport à Ariane 4, Ariane 5 est capable d’emporter des charges particulièrement lourdes en orbite basse : la dernière version ECA peut placer jusqu’à 10,73 tonnes de charge utile en orbite de transfert géostationnaire et 21 tonnes en orbite terrestre basse.

Pourquoi la Nasa a choisi Ariane ?

Pourquoi Ariane et pas SpaceX ? La NASA a expliqué qu’elle avait Ariane au début des années 2000 car, à l’époque, c’était le seul lanceur qui répondait aux exigences de l’agence spatiale américaine pour lancer un programme comme celui de James Webb.

Quand lancement Ariane 6 ?

Ariane 6 ne décollera pas en 2022, a annoncé l’Agence spatiale européenne. Le lancement de la nouvelle fusée européenne Ariane 6, initialement prévu pour 2020, a été reporté à 2021, puis à 2022 et maintenant à 2023.

Qui fabrique Ariane 6 ? Une industrie bordelaise. ArianeGroup, joint-venture entre Airbus et Safran, est le maître d’œuvre des lanceurs Ariane 5 et 6. Il emploie 7 300 personnes en France (6 100) et en Allemagne (1 200).

Quel est le prix d’une fusée ?

Désormais, il faut payer quelque chose de plus : 67 millions de dollars. Il en coûtera également 97 millions de dollars, moins que les 90 millions de dollars d’origine, pour réserver un vol à bord du lanceur Falcon Heavy de la société. Pour rappel, il s’agit du missile opérationnel le plus puissant au monde.

Quels sont les autres lance-roquettes dans le monde ? Les lanceurs dérivés de cette génération de missiles sont le missile américain Titan, les missiles soviétiques, puis les russes Proton, Dnepr, Rockot, Strela, ainsi que les lance-missiles de missiles soviétiques : Chinois Longue Marche 2/3/4, Safir Iranien , nord-coréen Unha.

Quelle est la mission de la fusée SpaceX ?

En 2021, il y a eu la mission Inspiration4 avec quatre civils à bord (il n’y avait même pas d’ex-astronaute à l’époque). La mission consistait à envoyer une capsule en orbite autour de la Terre pendant quelques jours avant de revenir sur Terre.

Quel est le poids d’une fusée ?

diamètre : environ 5,40 m ; Poids : environ 750 tonnes au moment du lancement, soit un dixième de la Tour Eiffel ; Propulseur : Booster Booster (EAP) : 480 tonnes de poudre (propergol solide) réparties entre les deux étages d’accélération de poudre mis en place dans le Launcher Integration Building.

Quel est le budget de SpaceX ?

La NASA a signé un contrat avec SpaceX en décembre 2008 pour lancer 12 navires d’une capacité totale de chargement d’au moins 20 tonnes pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Les clauses du contrat prévoient qu’il peut être prolongé jusqu’à un montant de 3,1 milliards de dollars.

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