Business France, levier de l’économie française à l’étranger

Avec 1 500 collaborateurs répartis dans 87 bureaux couvrant 124 pays, cette structure dispose d’une connaissance approfondie des opportunités mondiales. Elle gère notamment le dispositif Volontariat en Entreprise (VIE), qui permet aujourd’hui à 10 500 jeunes talents d’effectuer des missions de 6 à 24 mois dans 130 pays. Business France assure également la promotion de la France et de l’outre-mer en incitant les investisseurs étrangers à s’y installer.

Au cours des cinq dernières années, près de 1 800 ETI et PME de croissance, implantées dans toutes les régions et couvrant tous les secteurs d’activité, ont été accompagnées par Business France et Bpifrance, dans le cadre d’un partenariat qui s’est lié depuis 2008. Avec un taux de réussite exceptionnel depuis près de les trois quarts d’entre eux sont en passe de devenir des champions à l’exportation. Pour parfaire le dispositif, les deux organisations lancent en avril un accélérateur international avec la présentation de la première promotion. Les entreprises sélectionnées ont toutes déjà bénéficié d’un accompagnement plus rapide de Bpifrance au niveau régional ou national. Ils feront l’objet d’un programme spécifique, avec l’intention d’établir un plan d’action adapté à l’étranger.

« Nous n’avons que 8 000 ETI, mais elles représentent plus de 30 % des exportations françaises. D’où la nécessité de pousser les petites et moyennes entreprises, et à ce titre, le tandem actif Business France et Bpifrance – la boussole et le carburant – est une réussite », affirme Frédéric Rossi, directeur général adjoint d’Export Business France. « Aujourd’hui, nous accélérons le mouvement dans le but d’augmenter le plus rapidement possible le nombre d’entreprises exportatrices. Nous savons depuis longtemps que cette bataille se gagne d’abord dans les territoires, et nous travaillons main dans la main avec les chambres de commerce et d’industrie et la Banque Publique d’Investissement, dans toutes les régions, y compris outre-mer. »

C’est pourquoi ces trois acteurs publics majeurs de l’économie française renforcent aujourd’hui leur coopération en se regroupant sous la bannière de la Team France Export. Ce dispositif rassemble les 200 conseillers internationaux de la CCI, une cinquantaine de membres Business France déjà actifs dans les structures régionales de Bpifrance, ainsi qu’une quarantaine de nouveaux collaborateurs Business France actuellement déployés dans la CCI. L’idée est de proposer un ensemble de solutions aux PME et ETI à s’internationaliser – de la préparation à la mise en œuvre et au suivi – sous l’aile d’un accompagnateur unique aux compétences sectorielles qui aura en charge un portefeuille de 100 à 200 entreprises opérant dans le même. champ « Par cette sectorisation de l’activité, les élus peuvent parler le même langage que les dirigeants dont ils sont les médiateurs. Car nous ne commercialisons pas de la même façon des produits manufacturés et des services « tech », poursuit Frédéric Rossi. « Ils doivent également pouvoir traiter les informations remontées par nos correspondants internationaux dans les 60 pays où nous sommes présents, afin d’identifier les marchés prioritaires. De plus, notre approche est très réactive et nos consultants ne se contentent pas d’accompagner les entreprises qui se démarquent, mais recherchent celles qui ne le sont pas, une par une. »

C’est ce que confirme Olivier Andretic, directeur marketing et partenariats de Business France : « Poursuivant notre travail auprès des ETI et des PME de croissance, nous souhaitons sensibiliser les entreprises qui ont un potentiel international, mais ne traversent pas le . Cela concerne encore entre 150 000 et 200 000 entreprises en France. Pour eux, nous lançons un service de formation digitale sur une plateforme centrée sur l’ensemble de l’écosystème export en France, afin de leur donner les premières clés pour monter en puissance à l’étranger. Il s’agit de susciter le désir, mais aussi d’être décisif, en les mettant en contact avec les acteurs, publics et privés, susceptibles de les aider. Le but est d’agir très vite. »

A partir d’un socle commun rassemblant modules pédagogiques et offres nationales, chacune des treize régions disposera de sa propre plateforme, avec ses contenus spécifiques et totalement locaux. Le quatorzième sera attribué à France Ultra-Marine. En mai, deux régions (Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes) seront testées grandeur nature.

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