Darkweb : deux hommes interpellés à Nantes et au Mans, soupçonnés de trafic de drogue

C’est le résultat d’une enquête approfondie menée par des cyber-chercheurs visant à démanteler ce réseau. Deux hommes soupçonnés de diriger et d’organiser un trafic de drogue sur le Dark Web ont été interpellés à Nantes et au Mans, nous a indiqué mardi une source judiciaire.

Lors des perquisitions aux domiciles des deux suspects, les détectives ont saisi « 432.000 euros en crypto-monnaies, 9.000 euros en espèces et 23.000 euros en placements bancaires », rapporte le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, dans un communiqué.

Selon le parquet de Rennes, ce réseau était animé par un homme de 29 ans qui habitait Nantes et était « soupçonné d’être l’organisateur du trafic », et un second, de 24 ans, qui « assurait le rôle d’un logisticien ». ouvrier ». l’homme.

Ecstasy, la MDMA, l’héroïne et la cocaïne

Interpellés à leur domicile le 20 septembre, ils ont été inculpés de « trafic de stupéfiants, possession de marchandises prohibées sans justificatifs en règle, blanchiment douanier et blanchiment du produit du trafic de stupéfiants » et seront jugés à Rennes le 14 avril. Novembre. Ils risquent 10 ans de prison.

Alors qu’une enquête avait été ouverte en septembre 2020 par la Cellule cyberdouane de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), des investigations avaient permis la désignation d’un pseudonyme, « DrugSource », comme sponsor de ce réseau.

« Plus de 3 000 ventes de stupéfiants sur le dark web entre septembre 2020 et octobre 2021 » ont été attribuées à ce sponsor proposant de l’ecstasy, de la MDMA, de l’héroïne et de la cocaïne. Selon Philippe Astruc, « les profits que DrugSource génère dans le cadre de ses activités illégales peuvent dépasser 1,5 million d’euros ».

Le commanditaire incarcéré

Selon le procureur de la République, ce réseau pourrait être démantelé après « deux ans d’enquête mêlant techniques d’investigation traditionnelles et numériques ». Lors des perquisitions, plus de 450.000 euros en biens immobiliers et titres, dont « 432.000 euros en crypto-monnaies » ont été saisis par les enquêteurs du Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances (SEJF) et du Commandement de la Gendarmerie dans le Cyberespace (ComCyberGend).

« Les perquisitions et auditions ont confirmé leur implication dans le trafic », a souligné le magistrat. Ils ont été présentés vendredi au parquet de Rennes et ont fait l’objet d’une procédure de comparution en sursis.

Le commanditaire présumé, déjà condamné en 2020 pour escroquerie sur internet, a été placé en détention provisoire. L’employé de la logistique, inconnu de la justice, a été placé sous contrôle judiciaire, selon le procureur de la République.

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