Incendies en Gironde : « Nous sommes très contents, notre maison a été sauvée ! », les premiers évacués reviennent

« La piscine, on ne l’a pas encore ouverte, donc je ne sais pas si c’est vert », déclare Annie, 72 ans, habitante du Pyla-sur-Mer, quartier huppé de La Teste-de-Buch (Gironde ). . ). Ce vendredi midi, elle et son mari Patrick ont ​​pu regagner leur domicile après avoir été évacués lundi, alors que l’incendie qui sévissait dans la pinède depuis le 12 juillet continuait de se propager. Environ 3 500 habitants de la partie nord du Pyla-sur-Mer ont été autorisés à rentrer chez eux depuis jeudi soir alors que la situation s’est améliorée. Les incendies de La Teste et de Landira sont stabilisés mais pas encore éteints et les pompiers continuent d’intervenir sur place.

L’enfant de sept ans avait peur d’un cambriolage, craignant qu’une coupure de courant n’empêche l’alarme de fonctionner. Si le couple était stressé car il ne savait pas combien de temps il serait absent, il n’était pas vraiment inquiet pour sa maison, relativement éloignée de l’incendie par rapport à des quartiers comme Cazaux. De même, à quelques rues de là, François Pacifico, 77 ans, se dit surtout soulagé de retrouver la paix dans la maison qu’il a achetée en 1980. « On est encore assez loin, on n’a pas eu très peur. Nous sommes partis parce que c’étaient les instructions. Sa femme est plus ouverte d’esprit. « Nous sommes extrêmement heureux, nous avons sauvé notre maison ! Les pompiers ont été admirables », dit-il. Ils décrivent un retour en douceur bien suivi et où l’opérateur gazier contrôle leur installation.

Le maire de La Teste a cru perdre sa maison

Jean-Claude, 68 ans, travaille sur le pas de sa porte pour dégager soigneusement les petites branches repoussées par le vent lors de l’incendie et jonchant sa terrasse. Lui et sa femme sont rentrés jeudi de leur appartement bordelais pour trouver lundi leur maison abandonnée à la hâte. « J’ai été surpris quand j’ai vu le vent se lever au pied de la Corniche et j’ai pensé qu’il y avait beaucoup de bonbonnes de gaz », se souvient-il. Ils sont repartis avec des documents importants comme des passeports et « quelques bijoux ». Il dit que sa femme a « remarqué », même si elle n’avait pas eu d’incendie à la maison, que c’était un moment difficile. « Toute la forêt a brûlé ici, il faut voir les raisons… » commente Jean-Claude. Moi, à mon avis, tous ces campings en pleine forêt, ce n’est pas possible. »

Un couple de Bordelais s’affaire à décharger une Tesla garée devant leur résidence secondaire, où ils étaient en vacances lors de l’évacuation, ce vendredi midi. « C’était assez impressionnant quand les bonbonnes de gaz ont explosé », avoue un homme de 30 ans qui ne veut pas dévoiler son nom. Mais il vaut mieux partir que rester et risquer alors de mettre les pompiers en danger de nous poursuivre.

Au total, six maisons et trois restaurants ont été détruits à la Teste-de-Buch depuis le 12 juillet. « On a limité les dégâts », souligne Patrick Davet, le maire de la commune touchée par la catastrophe. J’ai moi-même été évacué et je ne suis pas encore chez moi. Mais ma maison n’était peut-être pas là. Jusqu’à 2h du matin lundi, je pensais que j’allais le perdre. Environ 13 000 testeurs attendent toujours de rentrer chez eux.

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