Initier les jeunes filles aux métiers de la tech

FIGARO DEMAIN – L’association BECOMTECH propose chaque année des formations gratuites réservées aux filles de 14 à 17 ans.

A 9h30 ce matin-là, des filles arrivent en retard à cause de la ligne B du RER. D’autres prennent leur petit-déjeuner au café de l’ISCOM à Paris. Dans les locaux de cette école de communication et de publicité, l’association BECOMTECH propose une formation gratuite de 4 semaines, « JUMP IN TECH ». Il est réservé aux jeunes femmes de 14 à 17 ans pour s’initier aux métiers du numérique et prouver leur appartenance. Lorsque les seize filles sont réunies dans une salle de classe, la journée commence par l’inclusion. Un cercle se forme et nous donnons les nouvelles du jour. Puis chacun raconte une anecdote de son week-end. Une fois la visite terminée, place aux ateliers. Il s’agit aujourd’hui de « CSS », un outil de formatage utilisé pour les langages informatiques HTML ou XML.

Entre community management, social media training ou initiation au coding, de nombreux ateliers sont proposés. Grâce aux partenaires qui financent « JUMP IN TECH » (Total Foundation, Adobe, Lenovo…), la formation est entièrement gratuite, repas et transport pris en charge. Elle opère dans sept villes de France (Nantes, Lyon, Cergy…) ou en ligne.

56% des lycéennes s’intéressent au numérique, 37% s’y lancent

« Les niveaux sont très différents », explique Fanny Duval, formatrice en communication numérique. « Certains viennent et ne savent ou ne maîtrisent rien. Nous voulons leur montrer qu’être une femme n’est pas un obstacle, qu’il n’y a pas de pré-requis de genre. A la fin de la formation, les filles prennent confiance en elles. Pour ces filles, la formation montre un large éventail de bases et de métiers. « En une semaine, j’ai beaucoup appris. Chacun va à son rythme et les coachs prennent notre temps, même le soir sur WhatsApp si on a un doute », raconte Bénédicte qui, comme la plupart, s’est présentée en envoyant son dossier après une présentation du programme dans son institut. « Tout le monde s’entraide, malgré les différences d’âge », selon Anaïs, après avoir vu l’entraînement dans le métro. « Ma mère travaille dans l’informatique et elle m’a transmis cette passion dès mon plus jeune âge. Je ne l’ai jamais considéré comme un environnement masculin.

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Aujourd’hui, les femmes représentent 30 % des employés du numérique. Ce chiffre tombe à 18,5 % en termes de postes à responsabilité, selon une étude menée par l’organisme AnitaB.org en 2019. Quant aux lycéennes, seules 37 % envisagent une formation numérique, tandis que 56 % semblent intéressées. Bien que les femmes aient été pionnières dans la technologie, l’essor du secteur dans les années 1980 et 1990 a poussé les hommes à occuper la majorité des postes. Cela pourrait entraîner des difficultés économiques et sociales, car l’emploi numérique progresse à toute vitesse et les besoins de recrutement se font sentir. Cela pose également des problèmes pour l’exploitation de l’intelligence artificielle. Si peu de femmes travaillent à leur développement, les préjugés sexistes et les effets discriminatoires risquent de se répéter.

Benoît ajoute : « Notre génération et la suivante vont changer les choses. Je n’accepterais pas d’être considérée comme différente parce que je suis une femme. » Pour terminer la matinée, les filles préparent une table ronde qui se déroule le même après-midi, avec des professionnels du numérique d’entreprises comme Adobe, Hokla, Okta ou Qonto. L’occasion de poser toutes les questions qui nous viennent à l’esprit sur la réalité de ces métiers, les difficultés rencontrées en tant que femme et de préparer un premier carnet de contact.

Accompagner les filles après la formation

Tout au long de l’année, l’action de BECOMTECH s’illustre par des campagnes de sensibilisation dans les écoles et instituts. L’accent est mis sur trois sujets : les opportunités numériques, la découverte d’emplois et l’égalité des sexes.

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A l’issue des quatre semaines, les étudiants formés deviennent automatiquement des ambassadeurs. 70% d’entre eux prévoient d’être numériques. L’association reste en contact avec eux pour les aider dans leur recherche de stage et les orienter vers des études post-bac. En parallèle, sur la base du volontariat, les alumni participent à des programmes de sensibilisation ou d’accompagnement pour les futures sessions « JUMP IN TECH ». Une transmission qui se poursuit année après année. « Quand on reparle aux filles, on leur explique l’importance de connaître ces domaines », raconte Joelly, ancienne participante et ambassadrice. « Ils sont dans un moment crucial puisqu’en troisième et deuxième nous prenons des décisions importantes sur les cours et les matières à suivre. Par exemple, la spécialité NSI (Numerical and Computer Science) est souvent boudée par les filles qui se font dire que ce n’est pas pour elles, mais qu’elle n’est pas assez mise en avant. L’informatique par le travail des femmes doit être valorisée pour toucher les personnes qui ont un blocage.

Quel métier quand on aime l’informatique ?

Métiers qui embauchent des TIC : les 10 meilleurs !

  • Développeur informatique.
  • Webmestre.
  • Webdesigner.
  • Expert en référencement.
  • Responsable technique de projets web. …
  • Gestionnaire de trafic.
  • Ingénieur et cadre d’études, de recherche & amp; développement informatique.
  • Spécialiste de l’informatique en nuage.

Quelles sont les différentes filières de l’informatique ?

Informatique (programmation, systèmes, architecture) et électronique appliquée aux télécommunications. Réseaux (sécurité, internet…) et télécommunications (signaux et téléphonie). Connaissance des mathématiques, de la physique, de l’anglais, de la communication et des affaires.

Quel métier gagné 50.000 euros par mois ?

Un travail de DRH peut vous rapporter un salaire mensuel de 5 000 euros, voire plus si vous travaillez pour une grande entreprise. Son métier est de piloter l’ensemble de la politique Ressources Humaines d’une entreprise.

Quel métier rapporte 20 000 € par mois ? Les directeurs. Le métier d’administrateur ou de chef d’entreprise, quel que soit son poste, même s’il est débutant, peut atteindre 20 000 euros de salaire mensuel. C’est le cas d’un directeur administratif et financier par exemple.

Quel métier rapporte 4000 euros par mois ?

Avec sa machine à déplacer de lourdes charges, le grutier apporte en moyenne 4 000 euros par mois.

Quel métier gagné 100.000 € par mois ?

« Dans le baromètre Expectra des salaires des cadres 2021, on peut voir que le « key account manager » et le « directeur national des ventes » sont des professions dont les salaires maximum atteignent facilement les 100 000 € par an.

Qui gagne 100 000 euros par mois ?

« Dans le baromètre Expectra des salaires des dirigeants 2021, on peut voir que le « key account manager » et le « directeur national des ventes » sont des professions dont les salaires maximum atteignent facilement les 100 000 euros par an.

Qui gagne plus de 200 000 euros par an ? Le secteur bancaire est également l’un des secteurs les mieux rémunérés pour les cadres. Les cadres de la banque perçoivent un salaire annuel brut moyen de 70 549 €. Plus de 53% gagnent entre 40 000 € et 70 000 € bruts annuels. Pour seulement 3,7 % d’entre eux, le salaire dépasse les 200 000 € bruts par an.

Quel est le métier le mieux payé du monde ?

Tambor… C’est le poste de responsable logistique qui est à la fois le mieux rémunéré et le plus demandé par les employeurs.

Qui gagne plus de 50.000 euros par mois ?

Vétérinaire. Le métier de vétérinaire est un métier qui permet de gagner plus de 5 000 euros par mois, que ce soit à la campagne ou à la ville. En France, ce professionnel gagne entre 2 214 euros et 12 357 euros par mois, selon l’endroit où il travaille.

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