Joaillier Fred en 5 pierres emblématiques

Cartier à l’Institut du monde arabe l’an dernier, cet été Chaumet aux Beaux-Arts de Paris ou Tiffany & Co à la Saatchi Gallery de Londres, et maintenant Fred au Palais de Tokyo… C’est un fait, la belle joaillerie vient de ses erreurs dérangeantes pour montrer ses meilleures créations au grand public, qui en redemande. Ainsi, avant même l’ouverture des portes de l’exposition (gratuite) le 28 septembre « Fred, joaillier et créateur depuis 1936 », la plupart des créneaux de réservation étaient déjà pris. Il faut dire que compte tenu des expositions et des mesures de sécurité, les visiteurs sont amenés à se déplacer par petits groupes dans le dédale de salles de 600 m2 qui abrite la plus grande scène de théâtre.

Le soleil d’or

A l’entrée, vous pourrez admirer, dans une petite salle circulaire tapissée d’or, le clou de cette exposition : « Le Soleil d’Or », un diamant jaune (« intense fancy yellow ») taillé dans l’émeraude et de plus de 100 carats (101,5) par lui. carats exactement), est 52e sur la liste des plus gros diamants du monde. C’est en préparant cette reprise que l’on apprend que la petite-fille du fondateur et vice-président de Fred, Valérie Samuel, a pu mettre la main sur cette pierre d’exception, la racheter à son propriétaire (votre nom), la conserver dans le patrimoine de la maison de joaillerie et de la révéler au public aujourd’hui, 45 ans plus tard. Car c’est en 1977 que son père, Henri, découvre la pépite aux Etats-Unis avant de la revendre, non sans être présentée à quelques happy few réunis chez Maxim’s. Il pèse alors 105,54 carats.

Broche fabuleuse

L’histoire et le symbolisme de cette épingle sont ce qui la rend unique et amusante. Cela en dit long sur le fondateur de l’entreprise, Fred Samuel. Né en Argentine en 1908, dans une famille de joailliers alsaciens qui ont quitté la France pendant la guerre de 1870, le jeune garçon débarque avec sa famille à Paris à l’âge de 16 ans, se forme chez les frères Worms – où il apprend l’art qu’est encore secrète. de perles de culture- et épouse, en 1834, Thérèse Halphen. Deux ans plus tard, il ouvre sa propre maison rue Royale et réussit à développer le commerce des perles de culture… jusqu’au jour où la guerre éclate. Il s’est d’abord engagé dans la Légion étrangère (il n’avait pas la nationalité française et voulait combattre), puis il s’est engagé dans la résistance. A partir des quelques diamants qu’il a pu prendre et cacher pendant la guerre, il crée en 1945 pour sa femme la broche frémissante ainsi appelée à cause de l’habillage légèrement bancal de ses pierres. Une belle façon de prouver votre amour et de symboliser la fragilité de la guerre.

Le collier de Pretty Woman

Dans un tout autre style, avouons-le, plutôt que du bling, une chambre tapissée de rouge, avec des éclats crépitants à l’entrée, qui nous emmène dans l’univers « étoiles et couronnes » de la maison de Haute joaillerie. Et, en point d’orgue, la robe flamboyante portée par Julia Roberts dans le film « Pretty woman », ornée d’une série de colliers de 23 rubis. Placement de produit qui semble assez aléatoire, l’équipe du film a poussé la porte du bijoutier là-bas à Beverly Hills, sur Rodeo Drive, à la recherche de bibelots à emprunter. Non seulement le collier, mais Henri fils de Fred, chef de la maison, aurait accepté le prêt. Nul doute, dit la légende familiale, que le film serait un succès.

Bracelet Force 10

Bien qu’il n’ait pas la moindre idée de ce que représente le joaillier Fred, il pourra identifier l’une des pièces de la collection baptisée « Force 10 », l’une des meilleures ventes de la maison. C’est l’amour de la voile qui a inspiré le fils du fondateur, Henri Samuel, en 1966 pour créer ce bracelet composé d’un câble en acier tressé et d’une manille en or jaune. Un article très « sportswear » qui continue de se décliner dans une variété de couleurs et de matières et peut être fièrement considéré comme un bijou gradué.

Boîte coussin en quartz rose

Après avoir abordé ce parcours en haute joaillerie à travers le clinquant d’or et de diamants, la dernière salle parcourt avec une relative sobriété le travail du joaillier et montre ses pièces les plus finement colorées, comme la broche qui peut être vue comme un symbole de cette exposition préparée par commissaires Vanessa Cron. et Vincent Meylan et mis en scène au bureau de Betak. Dans un autre genre, on appréciera également quelques belles pièces d’orfèvrerie, comme un mini sac à main du soir en or, nacre, améthyste, diamants, saphirs et rubis ou encore cette boîte à bijoux en quartz rose (photo) taillée dans une seule pierre. et décoré d’améthystes.

Fred, créateur joaillier depuis 1936 Du 28 septembre au 24 octobre Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, 75116 Paris

Laisser un commentaire