La chaleur et le comble : la prison de Coulaines en ébullition

Le centre de remise à neuf de Coulaines, près du Mans, déborde. Il accueille, à la mi-juillet, 480 détenus et ses deux bâtiments sont dimensionnés pour en accueillir 380. Selon les représentants du personnel pénitentiaire, ces centaines de personnes supplémentaires dorment, pour la plupart, sur des matelas à même le sol. « Une fois, on devait mettre quatre détenus dans une même cellule de dix mètres carrés », se souvient Vincent Le Dimet, délégué du SNEPAP – FSU : Syndicat national de l’ensemble du personnel administratif pénitentiaire.

« Des agents au bout du rouleau »

Les vagues de chaleur : un problème supplémentaire 

Ces conditions de détention sont synonymes de « promiscuité et moins d’intimité », note le responsable. Il y a aussi plus de tension. « On a toujours affaire à des incidents entre personnes qui ne s’arrangent pas », rapporte Vincent Le Dimet. Conséquence : « La charge de travail de tout le personnel pénitentiaire explose », insiste-t-il. « Concrètement, sur le passage au quotidien, au lieu d’avoir une trentaine de détenus à gérer, vous en avez une cinquantaine. Cette histoire est fatiguée. Beaucoup d’agents sont à bout de souffle, certains en arrêt maladie », raconte le représentant du Syndicat national de l’ensemble du personnel administratif pénitentiaire (SNEPAP) à la maison d’arrêt de Coulaines.

Pas de nouvelle entrée à la maison d’arrêt avant septembre 

Les températures élevées répétées compliquent cette situation déjà difficile. « Les vagues de chaleur sont toujours des moments très stressants dans les prisons, à cause de la surpopulation. Les cellules ne sont pas équipées de climatisation. Du coup, il y a plus de demandes de libération et il est parfois difficile de faire retourner les détenus dans leurs cellules », explique Vincent Le Dimet.

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