La France, 31e pays « le plus business-friendly » au monde

Publié

29/10/2014 à 06:00, Mis à jour le 29/10/2014 à 10:24

INFOGRAPHIE – La France gagne sept places dans l’édition Doing Business 2015, classement publié par la Banque mondiale des pays les plus favorables aux entreprises. Ainsi, il revient au niveau de 2007.

Et si François Hollande, malgré ses 14% de popularité publique, avait gain de cause en répétant que sa politique finira par porter ses fruits ? Quand les choses tournent mal, autant voir un verre à moitié plein… Après le succès apparent à convaincre Bruxelles que le budget de la France ne viole pas les principes européens de bonne gouvernance, et l’OCDE a assigné il y a deux semaines des réformes prometteuses en termes de PIB potentiel croissance dans les années à venir, aujourd’hui La Banque mondiale donne à la France, et donc au président français, une forme de satisfaction.

Du mieux sur les plans sociaux

Dans l’édition 2015 du classement annuel Doing Business, où 189 pays ont été analysés pour la « facilité de faire des affaires », la France a gagné 7 places en un an, passant de la 38e à la 31e place. Une progression vers le haut qui ne s’est pas produite souvent en douze éditions et un retour à une place d’il y a six ans lors de l’édition 2008… La France, qui est encore loin derrière Singapour (éternel numéro un), la Nouvelle-Zélande (numéro 2), Hong Kong (n°3) ou les Etats-Unis (n°7), la Grande-Bretagne (n°8) et l’Allemagne (n°14) reviennent désormais en Israël (n°40) et ne sont qu’à un jet de pierre du Japon (n° 29).

Dans sa fiche qui montre les progrès accomplis, la Banque mondiale souligne que la France a considérablement réduit le temps et les formalités nécessaires pour immatriculer une entreprise auprès du Centre de formalités des entreprises : 4,5 jours et plus de 5 formulaires. C’est un bénéfice de deux jours complets en un an seulement. Quant à la « régulation » du marché du travail, ses experts soulignent également que la France a « considérablement » modifié sa réglementation, raccourcissant notamment les délais de mise en œuvre des plans sociaux. Une des rares contributions positives au droit de la sécurité au travail, issue de l’accord national interprofessionnel conclu en janvier 2013 sur ce sujet par les partenaires sociaux.

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