Les chercheuses sont sous-représentées dans les publications scientifiques

AFP, publié le mercredi 22 juin 2022 à 19h13

Pour un emploi équilibré, les femmes sont moins susceptibles que les hommes de les reconnaître comme auteurs de la recherche scientifique. Pourtant c’est une différence importante pour le travail de tout chercheur, dont la mention du nom en tête d’article mérite toutes les lettres de recommandation.

Les femmes contribuant à la recherche scientifique sont sous-représentées par rapport à leurs homologues masculins dans la littérature spécialisée, selon une étude publiée mercredi dans Nature. Et cette stigmatisation a une incidence sur l’avenir des femmes professionnelles.

Sur le papier, les femmes publient plus de recherche et de valeur que les hommes. Une étude qui montre la faible productivité d’une femme, pour diverses raisons comme accoucher ou travailler à bas niveau dans un laboratoire… Mais cette hypothèse est remise en cause par des recherches récentes.

L’histoire regorge d’exemples de femmes scientifiques qui ont été négligées en raison de leur rôle important.

Vient de découvrir la structure hélicoïdale de l’ADN par la scientifique britannique Rosalind Franklin, qui contribuera au prix Nobel par deux autres chercheurs. Ou celle du médecin français Marthe Gautier, co-fondatrice de la trisomie 21, mais revenue à la deuxième place en publiant les résultats de l’étude.

Pour la première fois, une équipe, dirigée par la professeure Julia I. Lane, économiste à l’université de New York, a réussi à quantifier l’enjeu : « Nous avons pu identifier un certain nombre de femmes qui ne sont pas citées dans la littérature scientifique n’est pas », dit-elle. AFP.

– 40 000 histoires scientifiques –

À cette fin, les chercheurs ont recueilli des contributions à près de 40 000 articles scientifiques et plus de 7 000 demandes de brevet, auprès de près de 10 000 organismes de recherche comptant plus de 120 000 membres, basés sur 20 universités américaines et quelques institutions, le tout sur quatre ans. .

Alors que les femmes représentaient près de la moitié des employés interrogés (48%), elles représentaient près de trois pour cent (34%) pour voir leur contribution dans les nouvelles et la reconnaissance des droits d’auteur.

Ce dernier est qu’une femme est 13% de plus qu’un homme dont le nom peut être expliqué dans la science-fiction qu’elle apporte.

« Il s’agit d’un phénomène répandu, avec un écart de plus en plus large, qui peut être observé dans toutes les disciplines et à tous les niveaux appropriés », a déclaré l’auteur de la recherche Raviv Murciano-Goroff, professeur d’économie à l’Université de Boston.

Or, cette variante de traitement est « plus forte lorsqu’il s’agit de la concevoir comme créateur d’un certificat sortant du laboratoire, et elle est aussi plus forte pour une analyse efficace », c’est-à-dire la plus importante, précise le professeur. Murciano-Goroff.

– « Mon pire moment de travail » –

Le résultat va au-delà d’une blessure auto-infligée à ceux qui sont privés de conscience, souligne l’auteur de l’étude.

« Dans ces technologies, si les gens sont inexpérimentés ou ne voient pas de résultat positif pour leur travail, ils sont plus susceptibles de l’ignorer », a déclaré le professeur Lane. « Les jeunes diplômés se sentent moins valorisés que les jeunes diplômés, et il en va de même pour les chercheurs seniors. »

Une partie de l’étude, dite qualitative, a recueilli des preuves amères auprès des femmes afin qu’elles soient discriminées : « Ce fut l’un des pires moments de ma carrière de professionnelle », a déclaré l’une d’entre elles.

Il n’est pas mentionné car un écrivain « peut vraiment changer le métier de quelqu’un », selon le professeur Murciano-Goroff, qui a commenté sur le sujet que l’une des principales critiques des scientifiques interrogés est l’absence d’un ensemble complet de règles régissant l’investissement. la science-fiction.

Les auteurs de l’étude jugent donc important, dans les universités et les organismes de financement de la recherche, d’établir des recommandations permettant d’appréhender le rôle des chercheurs de laboratoire à sa juste valeur.

« Les chercheurs ne sont pas formés à la gestion, ils sont formés à la science », a déclaré le professeur Lane. Il est donc « très important », a-t-elle dit, « d’enseigner aux scientifiques comment gérer une organisation, surtout quand elle est différente ».

Tout cela pour éviter de futures déceptions Rosalind Franklin ou Marthe Gautier.

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