L’ESA pas surprise par l’annonce russe d’abandonner l’ISS après 2024

AFP, publié le mercredi 27 juillet 2022 sur 12h44

L’annonce du retrait de la Russie de la Station spatiale internationale (ISS) après 2024 n’a pas surpris l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a estimé mercredi que cette décision « avait été évoquée auparavant ».

« La nouvelle que la Russie quittera la station spatiale après 2024 et construira sa propre infrastructure n’est pas nouvelle et a déjà été mentionnée », a déclaré l’ESA dans un communiqué.

L’ESA s’est engagée auprès de la NASA à exploiter l’ISS jusqu’en 2030, après l’expiration de l’accord d’exploitation actuel en 2024.

La Russie avait déjà indiqué qu’elle n’envisageait pas d’étendre sa participation au-delà de cet horizon.

Le nouveau patron de l’agence spatiale russe RosCosmos, Yuri Borissov, a annoncé mardi lors d’un entretien avec le président russe Vladimir Poutine que « la décision de quitter cette station après 2024 a été prise ».

Il a ajouté que la Russie remplirait « sans aucun doute toutes (ses) obligations vis-à-vis de (ses) partenaires » de l’ISS.

L’ESA note à cet égard que les agences spatiales russe et américaine « viennent de signer un accord pour intégrer leurs vols habités à l’ISS et assurer ainsi la poursuite en toute sécurité des opérations ».

Deux astronautes américains voleront à bord du vaisseau spatial russe Soyouz lors de deux missions distinctes, tandis que deux cosmonautes russes voleront sur des fusées américaines SpaceX.

L’Agence spatiale européenne, de son côté, confirme qu’elle « entend continuer à exploiter son module Columbus jusqu’en 2030 ».

La Russie, dont l’industrie aérospatiale souffre notamment de sous-financement, de corruption et de manque d’innovation, a décidé que sa priorité allait désormais à l’installation d’une station orbitale russe.

L’ISS, modèle de coopération internationale qui réunit l’Europe, le Japon, les États-Unis et la Russie, a commencé à être assemblé en 1998.

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