L’histoire du ninja japonais : balade au cœur de la culture nippone

Au fil du temps, le terme ninja a connu plusieurs conceptions au point de mener à des controverses. Tu souhaites aujourd’hui découvrir vraiment le ninja ? Je t’invite à me suivre au cœur de la tradition japonaise pour répondre à tes préoccupations.

L’offensive médiatique autour du ninja crée beaucoup de confusion dans les esprits. Remontant de l’ère féodale, le ninja est un guerrier qui opérait dans l’ombre comme mercenaire pour le shogun. De nos jours, cette appellation renvoie à la caste des guerriers relevant du folklore ancien du Japon.

Dans cet article, tu vas avec plaisir découvrir plein de choses sur le ninja de l’époque féodale et sa version médiatisée dans la fiction contemporaine. C’est parti !

Le ninja de l’époque féodale

Dans la culture japonaise, le ninja renvoie à ce guerrier qui, pour parvenir à ses objectifs, utilise tous les moyens, même les moins orthodoxes. En réalité, cette expression n’est pas originale. Le vrai nom de ses guerriers était « Shinobi »/ « Kunoïchi » selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme.

Etymologiquement, Shinobi désigne l’art de la furtivité dans les poèmes de l’ère médiévale. Quant au terme Kunoichi, il désigne l’usage des femmes à des fins d’espionnage. De son côté, la version moderne, le mot « ninja » est formé sur deux caractères de la langue nippone. Le « Nin » et le « Ja ». Le premier pour la furtivité et le second pour le spécialiste.

Historiquement, il faut remonter aux années 1150 à l’époque féodale pour retrouver l’origine des ninjas. L’histoire révèle qu’ils seraient des descendants de la dynastie Qin qui avait connu son déclin. Contrairement aux samouraïs inféodés, les ninjas étaient des guerriers libres.

Ils étaient considérés comme des parias pour leurs attitudes criminelles (missions d’espionnage, assassinats…) mais les samouraïs faisaient recours à ces mercenaires à l’ère Kamakura.

Quelques célèbres ninjas du Japon médiéval

Etant donné que les ninjas sont une caste de guerriers secrets, il n’est pas aisé d’avoir leurs noms. Quelques-uns se sont toutefois distingués. Il s’agit entre autres de Mochizuki Chiyome du clan Koga, Momochi Sandayu, célèbre enseignant de ninjutsu, son disciple Ishikawa Goemon le robin des bois japonais.  

Il faut noter dans ce registre également le chef des ninjas d’Iga Fujibayashi Nagato et Fuma Kotaro qui est présenté par la légende comme le meurtrier d’Hattori Hanzo.

Heureusement, notre époque dispose encore de quelques ninjas vivants. C’est le cas du maître Hatsumi Masaaki. 34e grand-maître du Togakushi ninjutsu, il réussit l’exploit de penser à écrire quelques livres sur les arts martiaux dont il a hérité les fondements de Takamatsu Toshitsugu. Aujourd’hui, il entraîne sur les tatamis du dojo, les citoyens du monde qui veulent se former aux katas par exemple.

L’on a également Jinichi Kawakami. Père fondateur de l’académie Banke Shininoden, il commence dès l’âge de 6 ans à apprendre l’art avec le maître Masazo Ishida.

Quelques écoles célèbres de ninjas

Depuis l’époque médiévale dans la société nippone, des écoles se sont spécialisées dans la formation des ninjas. On peut citer entre autres :

  • L’école Koga-ryu est située dans l’actuelle préfecture de Shiga. Elle était spécialisée en manipulation d’armes et en taijutsu.
  • L’école Iga-ryu dans la préfecture de Mie, qui formait les jeunes guerriers à l’art de l’assassinat et l’espionnage et de la furtivité.
  • L’école Togakure-ryu fondée par le maître Daisuke Nishini afin d’enseigner sa philosophie et l’art de l’espionnage du ninjutsu.

De nos jours, les ninjas en herbe peuvent se rapprocher du musée Togakure ninpo pour s’inspirer des spécialités en ninjutsu telles le lancer de shuriken et l’Aïkido. Il y a également le ravin d’Akame de l’ancienne école d’Iga où s’entraînaient les shinobis.

Les attributs du ninja originel

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Le vrai ninja dispose d’un bon nombre de gadgets et de compétences qui le distinguent des autres guerriers.

Les armes

Depuis l’époque Sengoku, elles sont de deux ordres : des armes de jet et celles de combat rapproché. Parmi les armes classiques du ninja, on peut citer :

  • Le Ninjatô que possède par exemple Leonardo dans les tortues ninjas. Il s’agit d’une dague-katana issue du folklore contemporain.
  • La Shuriken qui est une arme de jet protégée en forme d’étoile. A titre d’exemple d’experts de cette arme tu connais certainement Itachi et Sasuke Uchiwa dans Naruto.
  • Le Kunai qui est également une arme de jet. A la base, c’est un couteau utilisé par les paysans.
  • Le Katana qui est l’arme par essence du ninja japonais. C’est un sabre japonais placé diagonalement sur le dos du guerrier afin de ne pas obstruer ses mouvements. Il servait aussi de point d’appui lors des escalades.
  • La Kusarigama qui est une faucille liée à une chaîne.

La célèbre tunique noire

Le vrai ninja japonais est un guerrier furtif qui peut se dissoudre dans l’obscurité pour commettre ses forfaits. Le costume ninja est donc constitué d’un plastron et d’un pantalon entièrement noirs qui donnent à son porteur la capacité d’être discret dans l’ombre.

En dessous, le ninja nippon arborait des chaussettes noires pour ne pas faire de bruits dans les déplacements et au-dessus une cagoule pour voiler leur visage. Dans la version moderne, la cagoule fait place à un masque comme celui des anbus dans Naruto.

Les missions du ninja

La mission essentielle du ninja était le renseignement. Il devait donc absolument revenir de mission vivant. Et lors des combats pour sa survie, il usait des secrets du Ninjutsu. Cet art martial dote ses apprenants des méthodes spéciales d’esquive et de protection contre l’ennemi.

Tenu secret, cet art encore appelé « Shinobi no jutsu », prépare le guerrier aux techniques de combat basées sur le camouflage, le maniement professionnel des armes, la projection des adversaires (taijutsu), l’étranglement, la pression des points vitaux…

A défaut des armes, le ninja devait être apte au combat à mains nues. D’où la nécessité de maîtriser le Taijutsu qui est axé sur le combat rapproché.

Le ninja japonais dans la culture moderne

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Il existe aujourd’hui une médiatisation du mythe ninja. Aussi bien dans les livres et bouquins, le cinéma d’arts de combat que dans les mangas tels Naruto, le ninja japonais n’a pas échappé à la culture moderne.

A l’image des moines de culture bouddhiste, le folklore populaire contemporain donne aux ninjas modernes des capacités magiques. Les ninjas ont ainsi des capacités d’invocation des animaux, des facultés d’immobilisation tels des sorciers.

Dans le manga Naruto par exemple, les ninjas pratiquent du Shugendo et ont le pouvoir de formuler des mudras (signes d’incantations) tels des moines. Tous ces pouvoirs, qui n’ont rien à voir avec la furtivité, l’espionnage et l’art du ninjutsu ancien, font de ces guerriers des personnages différents des ninjas originels.

Le ninjutsu est donc profondément métamorphosé, car essentiellement oral, l’on ne dispose pas d’assez d’écrits sur cet art. Les contemporains tentent de reproduire avec peu d’adresse.

Dans le folklore contemporain, les ninjas sont présents dans : les Ninjas Turtles, bande dessinée bien connue ; la série de films « Ninja » de Florentine Isaac; le jeu « ninja blade » sur Xbox ; le manga « Basilisk » qui parle de la guerre historique entre d’importants clans nippons, les Koga et Iga.

En définitive, on retient que le ninja est donc l’appellation moderne et occidentale pour désigner les guerriers de l’ombre de l’histoire japonaise. En version masculine ou féminine, ils sont reconnus pour leur maîtrise du ninjutsu, cet art secret qui est remplacé dans la conception contemporaine par des facultés magiques. Des écoles et maîtres ninjas, il en existe encore aujourd’hui. au japon

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