L’inflation sur les produits et l’énergie pourrait « changer le business model » des grands…

Concernant BFM Business, Jacques Creyssel, directeur général de la Fédération du Commerce et de la Distribution, estime que la hausse des prix alimentaires entraîne déjà une baisse des volumes.

Avertissement de tempête au détail. Coincé entre l’inflation galopante des prix alimentaires et les coûts de l’énergie, ce secteur se sentirait aujourd’hui menacé pour son modèle économique.

Invité sur le plateau de Good Business Night mercredi prochain, Jacques Creyssel, PDG de la Fédération du commerce et de la distribution, s’inquiète de l’inflation alimentaire à 12/13 %, « on en est déjà là à l’essentiel ».

Des augmentations que les consommateurs ne peuvent plus supporter : « Cela se traduit dans les quantités : les poissons sont entre -20 et -30 %, la viande -12 %, les fruits et légumes -8 % », poursuit le responsable.

Sans parler du « mur énergétique terrifiant » qui fera grimper les coûts de manière significative pour le secteur.

« Suicide économique de l’Europe »

Ce qui bouscule le modèle de la grande distribution, c’est « tout le problème est là », assure Jacques Creyssel.

« Nous devrons augmenter significativement les prix pour les conserver, mais si nous le faisons, les quantités vendues se détérioreront. Les systèmes de production ne sont pas conçus pour vendre beaucoup moins de produit », s’inquiète-t-elle.

Et ce n’est pas l’Europe qui viendra rapidement à la rescousse de ces acteurs économiques (et autres). Le responsable craint que « des décisions ne (ne soient pas prises) », alors que la Commission devrait présenter cette semaine un plan de régulation des prix.

Le risque, selon lui, du « suicide économique de l’Europe ».

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