Pourquoi rejoindre le China Business Club ?

Parmi les nombreux clubs intéressés par les relations sino-françaises, le Chinese Business Club, créé en 2012 par Harold Parisot, spécialiste de l’immobilier haut de gamme, est la cible. Chaque année, la centaine d’entreprises adhérentes renouvellent 95% de l’adhésion fixée à 9 005 euros. Du luxe au tourisme, en passant par l’agroalimentaire, la pharmacie ou l’aéronautique, tous les secteurs d’activité sont représentés. Des membres de longue date – ClubMed, Dassault Aviation, Richemont – participent à la dizaine de déjeuners organisés chaque année autour de dignitaires chinois : Sophie Marceau, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron puis le ministre de l’Economie, Carlos Ghosn, Jean-Yves Le Drian, Isabelle Huppert ou encore Guillaume Pepy, numéro 1 de la SNCF. Concentrez-vous sur l’encouragement des membres de ce club qui se décrit comme une « plateforme de lobbying et de rencontres d’affaires ».

Faciliter les partenariats

Selon Harold Parisot, si le lieu prestigieux et l’ambiance conviviale contribuent à l’attractivité, les entreprises chinoises et françaises viennent ici essentiellement pour « faire des affaires ». « Les Français ont été surpris par l’approche directe de la Chine », a déclaré le fondateur. Autour de la table, investisseurs, ambassadeurs, politiciens, hommes d’affaires et journalistes s’échangent leurs cartes de visite. Le déjeuner est même devenu un rendez-vous incontournable pour les entreprises chinoises en quête de relations tricolores, qui bloquent leur histoire depuis au moins deux mois. Parmi eux figurent China Exim Bank, Huawei, Lenovo, China Construction Bank, UnionPay et Alibaba.

Développer des projets

Guillaume de Roquefeuil, président d’EuroPass – société qui fournit des solutions de paiement numériques et mobiles aux organismes qui accueillent une clientèle touristique chinoise – fait partie de l’équipe depuis deux ans et demi. Toujours présent au déjeuner, il vient développer des projets et séduire des clients potentiels avec un « vrai processus de retour sur investissement ». Pour lui, nul doute que si son entreprise a aujourd’hui le vent en poupe c’est en partie grâce au club : « Nous avons trouvé des distributeurs, fait des propositions commerciales et monté des dizaines de projets, notamment China Telecom, Clarins ou encore Lagardère. » Par exemple, notre relation avec les magasins Printemps a conduit à un partenariat qui nous a permis d’offrir des bons de réduction à nos clients chinois, a-t-il déclaré.

Mener des actions commerciales

A la recherche d’investisseurs, de banques et d’opérateurs touristiques, le groupe Christofle, qui possède des filiales en Chine, a noué des relations avec des entreprises chinoises et les a accueillies dans ses locaux. « Merci pour la pause là-bas, nous sommes venus nous revoir, ce qui facilite la création de partenariats et d’échanges commerciaux », a déclaré la directrice retail international du groupe, Elodie Leprince-Ringuet.

Mieux communiquer

Bien que certaines relations soient difficiles à atteindre en temps normal, ce déjeuner présente une occasion unique de les rencontrer et de créer des liens durables. La participation régulière à ces événements permet à Guillaume de Roquefeuil de gagner en confiance et de devenir attractif : « Maintenant tout le monde connaît EuroPass ! »

Faciliter de premiers pas en Chine

Ces rencontres permettent également une meilleure compréhension de la culture chinoise. « Le grand nombre de journalistes chinois au sein du club permet aux membres français d’avoir une base en Chine. Ils écrivent des articles en mandarin et les postent sur les réseaux sociaux chinois comme WeChat », a déclaré Harold Parisot. Pour le groupe Christofle, ce déjeuner est « une véritable introduction à la Chine qui a facilité la mise en place d’actions en magasin », estime Elodie Leprince-Ringuet, qui juge cet exercice « efficace en termes de temps passé ».

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