RAPPORT. Tarn-et-Garonne : une nuit à la Maison Fournier, une boulangerie familiale à Montauban contre le

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Avec la chaleur des derniers jours, certains métiers sont plus durs que d’autres. A 4 heures du matin dans la maison Fournier, faubourg Lacapelle, les fourneaux tournent et les discussions commencent. Rapports pratiques.

Comme tous les matins, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente ou qu’il fasse chaud, Marco Fournier pétrit son pain et chauffe les fours de sa boulangerie du 03.00. Plus de quarante ans dans le métier du pétrissage du pain, du façonnage des croissants et des chouxettes et de la préparation de plats savoureux pour le déjeuner pour le plaisir des papilles. «  C’est un métier de passion. J’aime ce que je fais. Sinon je n’ai pas envie de me lever à l’aube  », lance l’artisan moustachu.

De sa Normandie natale, il a créé de nombreuses entreprises à travers la France. Que ce soit en Normandie, en Picardie, à Toulouse ou à Montauban, la passion du pain bien fait est toujours la même. L’odeur du pain parfume la rue. Les narines en effusion, Marco Fournier, la moustache qui l’accompagne reçoivent avec une bonhomie sans pareille.

Il est hors de question que des produits industriels soient vendus ici, je fais tout maison et j’en suis fier.

Le boulanger normand fait tout maison, le pain bien sûr, mais aussi tous les gâteaux, croissants, pains aux raisins, chocolatines – même s’il était difficile de laisser tomber les pains au chocolat, comme on dit en Normandie, mais aussi la quiche et la pizza. Ici, l’attention est portée sur les choses bien exécutées. Il est exclu de se faire livrer des gâteaux surgelés, qui doivent être réchauffés et vendus à des prix défiant toute concurrence. La qualité est préférée à la quantité.

Le tour de France des saveurs

«  Il est hors de question qu’on vende des produits industriels ici, je fais tout maison et j’en suis fier  ».

Il est vrai que, pour une réduction maximale des coûts, certaines chaînes de boulangerie proposent du pain à des prix très attractifs, mais fabriqué industriellement. « Mes prix sont plus élevés que certaines chaînes, mais je pense que la qualité est là, comme tous les boulangers qui fabriquent leurs propres produits. Nous sommes en France, au pays du pain bien fait  », lance-t-il entre deux soirées.

Quelques minutes plus tard, son fils, Julien, arrive. On devine qu’elle est aussi du pays de Guillaume le Conquérant, car elle est précisément construite comme une armoire normande. Chez Fourniers, la boulangerie est une affaire de famille. «  J’ai suivi mon père quand il a ouvert sa boulangerie à Toulouse. C’est un très beau métier », raconte-t-il en plaçant une assiette de choukettes maison, visiblement au four.

Car oui, Marco Fournier n’en est pas à sa première boulangerie. «  J’ai commencé dans la banlieue de Rouen, puis je suis allé en Picardie avant d’aller à Toulouse puis à Montauban pendant six ans », raconte l’artisan de la nuit.

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