Retour sur « Inspiring Women in Business » avec Adriana Record et Grégoire Vigroux

Par La French Tech Bucarest | Publié le 28/09/2022 à 00:00 | Mis à jour le 28/09/2022 à 07:13

Retour sur l’événement « Inspiring Women in Business » organisé à l’Institut Français de Roumanie avec cette interview conjointe d’Adriana Record (Vice Présidente de la French Tech Bucarest) et de Grégoire Vigroux (Président de la French Tech Bucarest).

Personnellement, j’admire les gens courageux qui choisissent de faire une différence dans leur vie, de s’investir dans la communauté, dans l’éducation.

Grégory Rateau : Croyez-vous qu’il existe un management typiquement « féminin » ?

Adriana Record : Une étude de Harvard Business Review soulignait il y a 30 ans que le style de leadership réussi ne vient pas d’un moule unique… Nous voyons un style basé principalement sur l’autorité et la hiérarchie ou un autre basé sur l’inclusion et la transformation. On parle beaucoup de leaders charismatiques, de leaders efficaces. Lorsque l’on prend en compte les attentes de la nouvelle génération, on constate une préférence pour un leadership authentique en adéquation avec la culture de l’organisation.

A.R : Ils ont un style mixte, tout comme les hommes. Ce qui semble plus important, c’est la façon dont les femmes parviennent à briser le fameux plafond de verre et à rester dans le premier cercle de décision dans une diversité d’entreprises.

La diversité est évoquée depuis plusieurs années comme un facteur de succès pour les entreprises – une vision de plus en plus soulignée par la relation accrue entre les entreprises et les principes ESG. Fait intéressant, l’approche ESG représente un changement radical dans l’organisation, soulignant que les organisations responsables et inclusives ont des modèles d’affaires beaucoup plus durables.

Pouvez-vous nous décrire l’événement « Inspiring Women in Business » que vous avez récemment organisé ?

Grégoire Vigroux : Le mardi 20 septembre, nous avons organisé la première édition de l’événement « Inspiring Women in Business ».

Notre objectif était de promouvoir le leadership féminin dans les affaires alors que nous naviguons dans une ère de transformation numérique et d’inclusion.

A cette occasion, nous avons reçu 250 invités à l’Institut français de Bucarest.

Nous avons commencé par l’intervention de l’ambassadrice, Laurence Auer ; Mathilde Royer Germain (DTO & Company Transformation, AH membre du Comité Exécutif d’Airbus Helicopters) et moi-même.

La soirée était structurée en trois panels, qui se déroulaient en anglais : Women & Leadership, Femmes & Entrepreneuriat et Femmes & Workplaces, animé par Adriana Record (Directrice exécutive, CCIFER), Irina Obushtarova (Co-fondatrice et PDG, The Recursive) et Volker Moser (Co-fondateur, Romania Insider).

Nos quatorze panélistes se sont ensuite succédé sur scène :

Je tiens à exprimer mes remerciements à l’Ambassadeur Laurence Auer, ainsi qu’à Julien Chiappone-Lucchesi, directeur de l’Institut français, pour leur soutien et pour leur accueil chaleureux ; et à l’équipe d’Airbus, notre sponsor — notamment à Georges Durdilly (CEO) et Ana-Ruxandra Radu (Directrice de la Communication).

Comment la French Tech peut-elle concrètement contribuer à une plus forte présence des femmes en entreprise ?

G.V : Nous renouvellerons chaque année l’événement ‘Inspiring Women in Business’, pour continuer à sensibiliser les entreprises – petites ou grandes – à la thématique du leadership au féminin.

Nous mettons également en place un groupe de travail « Inspiring Women in Business », dans lequel les premières pistes de réflexion ont été tirées des conclusions des trois panels.

Nous sommes encore en phase de réflexion, mais ce projet pourrait prendre la forme d’un mouvement associatif, avec la production de contenus et le lancement d’événements récurrents. Restez à l’écoute!

Quant à l’ampleur du mouvement #metoo sur les réseaux sociaux, pensez-vous que cela va changer les choses concernant par exemple le harcèlement sexuel des femmes au travail ?

A.R : Les réseaux sociaux sont devenus un nouveau canal éducatif, et pas seulement pour les jeunes. Exprimer publiquement des opinions, créer un espace de dialogue sur les comportements, sont autant de gestes qui ont un fort impact sur la société et les normes qui deviennent majoritaires. Cela dit, il y a aussi une énorme responsabilité dans l’utilisation des nouveaux médias pour filtrer et contextualiser l’information. La perception devient réalité et il faut toujours distinguer entre le renforcement public des comportements et l’atteinte à la personne. Et si on ne parle jamais assez en public de discrimination ou de harcèlement, il ne faut jamais oublier que seul le pouvoir judiciaire a le droit de juger des personnes ou certaines situations.

Pouvez-vous nous donner un exemple de femme entrepreneure dont le parcours vous inspire et qui peut aussi inspirer nos lecteurs ? A.R : Il y a des centaines de personnes qui nous inspirent et en choisir une, c’est appliquer un moule. Personnellement, j’admire les gens courageux qui choisissent de faire une différence dans leur vie, de s’investir dans la communauté, dans l’éducation. J’apprécie énormément les personnes qui savent être humaines, encourager et soutenir les autres, leur donner des ressources et des principes, mais les laisser choisir leur propre chemin. Ce que nous admirons chez les autres, ce sont les valeurs auxquelles nous aspirons, il est difficile de trouver un « modèle » mais il y a certainement plein d’exemples autour de nous.

Nous aidons les startups à travers divers programmes en collaboration avec des entreprises, des institutions, des hubs, des universités et d’autres experts tech.

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