Startups : Top 12 des jeunes « business angels » de moins de 35 ans

Posté le 4 février. Mis à jour le 4 février 2019 à 10h38. 2019 à 17:42

Pour la plupart, vous ne les connaissez pas. Pourtant, avec au total près de 10 millions d’euros investis ces 5 dernières années, ils forment la nouvelle génération de business angels qui frappent à la porte de leurs aînés.

Certes, les montants ne sont pas encore au niveau des ténors du genre (Pierre-Edouard Stérin, Fabrice Grinda et Xavier Niel), mais leurs habitudes, leurs motivations, leur connaissance du tissu économique les distinguent et leur permettent de faites-le. s’installe en tête du premier classement des business angels de moins de 35 ans, réalisé par AngelSquare pour Les Echos. « Les personnes qui apparaissent ici sont de nouveaux acteurs, avec de nouveaux profils, explique Charles Degand, président et co-fondateur d’AngelSquare. Ils n’étaient pas du tout visibles il y a quatre ans et les sommes qu’ils investissent maintenant sont très importantes. »

Surtout, cette cohorte d’investisseurs marque sa différence par une approche serviable envers les startups qu’ils accompagnent. « Ils veulent participer à la vie des entreprises qu’ils accompagnent, et certains préfèrent même abandonner une bonne opportunité s’ils ne peuvent rien y apporter », assure Charles Degand. Ils sont compatibles avec leur écosystème, partagent les mêmes codes, ils ne font pas perdre de temps aux entrepreneurs qu’ils financent. « Ils sont rapides dans leurs prises de décision, note le dirigeant d’AngelSquare. Ils s’appuient sur des métriques de base et font confiance au chef d’entreprise qu’ils ont en face d’eux. »

Une plus grande mixité

Mais l’un des points les plus marquants de ce site de première génération est la présence des femmes. Encore minoritaires, elles apparaissent là où leur présence est nanoscopique parmi les business angels les plus expérimentés. Céline Lazorthes et Tatiana Jama ont ouvert la voie, mais on voit émerger des personnalités comme Delphine Groll de Nabla, qui commencent à être actives malgré une carrière encore jeune.

Pour expliquer les progrès de cette génération, la répétition des succès est la piste dominante. Mais il faut aussi comprendre l’esprit de redistribution qui la caractérise, comme l’explique Charles Degand : « Ils n’ont aucun problème à communiquer sur cette activité, non pas pour montrer leur portefeuille, mais pour revendiquer la nécessité d’aider les nouveaux entrepreneurs ». C’est une des raisons pour lesquelles on les retrouve plus souvent dans des tournées de startups BtoC par exemple, ce que les capital-risqueurs ont largement délaissé dans leur grande majorité.

Romain Girbal et Thibault Launay, le duo de tête

Avec le soutien financier de Xavier Niel, les deux hommes créent Alliance Minière Responsable, une société pour développer des projets miniers en Afrique dans le respect des communautés locales et de l’environnement. Depuis trois ans, ils ont investi dans une quinzaine de nouvelles entreprises dans le but d’identifier et de faire éclore des licornes potentielles. Le réseau social Yesomo et Pigzbe, la tirelire numérique pour enfants, font notamment partie de leur portefeuille.

Céline Lazorthes, la pionnière

Après avoir vendu Leetchi, l’entrepreneur a pu miser sur une vingtaine de nouvelles entreprises, dont Pumkin, également racheté par Arkéa, ou The Galion Project, le think tank des start-up. Ses motivations peuvent se résumer en un mantra : « Donner en retour, s’amuser et rencontrer de nouvelles personnes.

Guillaume Lestrade, serial investisseur

Le co-fondateur de Clan, une solution de gestion des avantages sociaux pour les entreprises, investit depuis un an dans des startups. Elle dispose du capital de 16 nouvelles entreprises, où elle a injecté un total de 400 000 euros. Guillaume Lestrade vise à « simplifier les différents marchés sur lesquels [il] investit ». Unkle, qui se porte garant pour les locataires qui ne répondent pas aux conditions du marché, est son dernier investissement.

Arthur Leroy-Beaulieu, pour la famille

Fondateur du Family Office TFH, Arthur Leroy Beaulieu a investi au total 300 000 euros dans 13 nouvelles entreprises en deux ans. Depuis peu, il est entré dans la capitale de Pampa, une jeune pousse qui livre des bouquets de fleurs, fraîches ou séchées, à vélo.

Benjamin Dupays, l’intérêt social

Fondateur de Centimeo et président de la Fabrique Pépite, l’entrepreneur de 28 ans a injecté 310 000 euros dans huit nouvelles entreprises ces trois dernières années. Le jeune business angel mise sur l’impact investing, et veut « contribuer au développement à long terme d’activités au service d’intérêts sociaux ».

Dylan Deschamps, le benjamin

Avec un premier pari sur Voodoo, la fusée « gaming » de la French Tech, le benjamin du poste a déjà montré son talent pour dénicher des champions potentiels. Depuis, le fondateur d’App4Media a réalisé cinq autres investissements, notamment dans AdMix, une startup qui crée des publicités discrètes dans des environnements de réalité augmentée ou virtuelle.

Yann Leguillon, pour le karma

Le co-fondateur de la plateforme Superprof avoue investir dans de jeunes startups notamment pour travailler son « karma », investir avec sens et ajouter du risque à sa stratégie patrimoniale, « avoir moins l’impression de jouer au pile ou face qu’en bourse ». . Parmi les quatre projets qu’elle soutient figure Eeko, une application de recommandation de podcasts.

Guillaume Gibault, redonner et apprendre

Le président du Slip Français a investi 15 000 euros dans l’écosystème français, en entrant au capital de 5 nouvelles entreprises en deux ans. Sa dernière prise de participation a été dans la startup Yuka, qui permet de scanner des produits alimentaires ou cosmétiques pour connaître leur composition.

TOP 12 DES BESOINS DES ENTREPRISES DE MOINS DE 35 ANS*

1. THIERRY DEBARNOT2 000 000 euros en 5 ans.

1. ex-aequo ROMAIN GIRBAL2 000 000 euros en 3 ans.

1. ex-aequo THIBAULT LAUNAY2 000 000 euros en 3 ans.

2. VALENTINE DE LASTEYRIE1 000 000 euros en 4 ans.

3. CELINE LAZORTHES700 000 euros en 3 ans.

4. GUILLAUME LETRADE400 000 euros en un an.

5. BENJAMIN DUPAYS310 000 euros en 3 ans.

6. ARTHUR LEROY-BEAULIEU300 000 euros en 2 ans.

7. DYLAN DESCHAMPS300 000 euros en 4 ans.

8. YANN LEGUILLON160 000 euros en moins d’un an.

9. DELPHINE GROLL40 000 euros en un an.

10. GUILLAUME GIBAULT15 000 euros en 2 ans.

Comment trouver le bon business angel ?

La meilleure façon de trouver un business angel est de passer par votre propre réseau ou une collecte de fonds. Ces derniers ont souvent des listes d’investisseurs potentiels.

Quel pourcentage pour un business angel ? Généralement, un business angel investit moins de 15% de son capital dans des fonds d’amorçage afin d’avoir un fonds d’amorçage en cas d’échec du projet. Son objectif est de récupérer au moins 10 fois ce qu’il a investi en 5 ans.

Comment convaincre un business angel ?

Conseil Tanguy de la Fouchardière, vice-président exécutif du réseau France Angels.

  • 1 : Vendre un projet d’entreprise. …
  • 2 : Apporter de l’innovation. …
  • 3 : Montrer du talent en tant que « business developer »…
  • 4 : Soumettez un plan d’affaires réaliste. …
  • 5 : Obtenir le bon feeling (ou pas)

Comment est rémunéré un business angel ?

Généralement, le business angel se « rémunère » en revendant sa participation dans un délai de 3 à 5 ans. Le montant investi par le business angel pour financer le développement de l’entreprise varie entre 150 000 et 1 million d’euros selon les cas.

Comment entrer en contact avec un business angel ?

Pour entrer en relation avec un business angel ou un réseau ad hoc, il faut soigner la présentation de son projet en lui permettant de mieux appréhender l’innovation à financer et son cycle de développement.

Comment faire appel à un business angel ? Quelle est la procédure pour postuler à un business angel ?

  • L’entreprise présente son dossier.
  • Si son dossier est retenu, l’entrepreneur fait une présentation de 5 minutes aux réseaux de business angels.

Quel est le salaire d’un business angel ?

En moyenne, un business angel engage jusqu’à 50 000 euros, même si ce montant peut varier sensiblement dans un sens ou dans l’autre.

Pourquoi faire appel à un business angel ?

Ensuite les Business Angels apportent tout leur soutien aux entrepreneurs qui démarrent un projet innovant, ils sont plus que de simples actionnaires ; parce qu’ils investissent au-delà de ce qu’une simple collecte de fonds ferait. Ils apportent un soutien financier mais aussi un soutien moral.

Qu’est-ce qui intéresse un investisseur ?

Ce potentiel doit être élevé pour intéresser l’investisseur. Elle recherche soit une société à fort potentiel de croissance (capital risque), soit une société générant déjà une rentabilité importante (capital développement), Le potentiel de cession de titres dans le futur.

Pourquoi faire appel à un investisseur ? En effet, si les porteurs de projets font généralement appel à des investisseurs extérieurs, c’est pour augmenter leurs moyens financiers. Par ailleurs, l’argent des investissements extérieurs sert le plus souvent à financer des besoins qu’un emprunt bancaire ne couvre pas.

Qu’est-ce qui attire les investisseurs pour investir dans un pays ?

En général, les investissements directs étrangers sont attirés par les caractéristiques économiques fondamentales des pays d’accueil : l’existence et la taille du marché, la stabilité politique et économique, la libéralisation des politiques commerciales, l’état des infrastructures et des institutions, etc., (Karray . ..

C’est quoi le love money ?

Le love money (littéralement traduit par « love money ») est un moyen de financer votre entreprise en renforçant vos fonds propres. Cette méthode consiste notamment à faire appel à vos proches (amis, famille) pour les faire participer financièrement au développement de l’entreprise en devenant actionnaires.

Quel est l’avantage du financement participatif ? La motivation des financeurs Le crowdfunding offre la possibilité de donner du sens à son argent autour de l’intérêt général. Les financeurs trouvent qu’il existe une relation étroite, qu’elle soit géographique (financement de projets sur le territoire où ils vivent) ou en termes de valeurs.

Quels sont les avantages et les inconvénients du financement par Love money ?

L’argent de l’amour est idéal pour démarrer une entreprise, car vous n’avez pas besoin de beaucoup de ressources au début. Il fait gagner un temps considérable par rapport aux autres sources de financement et donne à vos proches la possibilité de se sentir investis dans votre projet.

Comment lever de l’argent ?

Une levée de fonds est une action qui consiste à faire entrer des investisseurs dans le capital social d’une entreprise. Ces investisseurs apportent de l’argent à l’entreprise en échange d’une prise de participation dans son capital social.

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