« Style de vie » mais pas social : les riches racontent leur vie « alternative » à travers Brut et Konbini

Mais d’où parlez-vous, camarade ? Chez Brut et Konbini, c’est un passe-temps : chroniquer le quotidien de trentenaires parisiens qui ont tout lâché pour réparer une cabane délabrée, prendre leur retraite à 30 ans, ou développer du « low tech » sur un radeau au large de la Thaïlande. Conjuguant bonne conscience et rêve d’évasion, ces vidéos « lifestyle » occupent une part non négligeable de la production de ces deux médias à la progressivité supposée. Qui n’a jamais voulu tout lâcher un jour ?

Mais voilà : changer de vie n’est pas gratuit. On peut même considérer qu’il s’agit d’un sport de riches. Malheureusement, cette dimension économique et sociale est pratiquement absente des vidéos de nos confrères. Dans ces formats courts, où les questions des journalistes sont souvent coupées, la distance n’a pas sa place : par définition, ce sont des témoignages directs, « bruts » et décontextualisés, qu’aucun œil critique ne met en lumière. Problématique, quand il s’agit vraiment de filmer des privilégiés sans le dire.

Si Brut assure aussi un véritable travail de reportage social – avec des vidéos comme « Vivre avec le Smic » ou « Marie-Laure transporte des malades isolés à l’hôpital » -, le média a cependant remporté le pompon de la naïveté le 16 octobre dernier, lors de la transmission du témoignage. de Victor Lora. « J’ai 33 ans et je suis à la retraite », confie l’adepte du mouvement Fire, pour « Financial Independence Retire Early ».

Le bonhomme s’est contenté d’épargner et d’investir son argent… « J’ai commencé à contrôler mon niveau de vie et puis quand j’ai commencé à bien investir, notamment en bourse, et à comprendre le pouvoir de l’épargne, alors je suis devenu complètement drastique, » dit-il. Cela signifie que même si vous avez l’habitude d’aller au restaurant, vous n’y allez presque plus, voyez moins vos amis, partagez une colocation, ne partez presque jamais en vacances. « Comme des millions d’étudiants sans le sou, finalement…

Avec cette différence, j’ai dit que les étudiants n’économisent pas. « Quand j’ai commencé, je gagnais environ 3 000 à 4 000 euros par mois, donc j’avais 21-22 ans à l’époque. (…) Quand j’ai eu 30 ans, enfin, mes dépenses étaient couvertes par mes investissements, en bourse, dans l’immobilier, et les commerces que j’avais à côté », déroule notre self-made-man, sans que personne ne trouve à se plaindre sur. Pourquoi se donner la peine de construire un discours critique, quand les téléspectateurs du réseau peuvent le faire dans les commentaires, générant une plus grande visibilité pour les vidéos ? C’est beau, la démocratie…

En fait de « retraité », Victor Lora n’est qu’un retraité. Cela ne l’empêche pas de donner des leçons – toujours sans se faire contredire – expliquant par exemple : « Là aujourd’hui, il y a une vraie recherche de liberté, enfin, pouvoir être soi, prendre soin de soi – de soi, de sa vie, et choisir quelle sera sa trajectoire, chacun pour soi et le capitalisme pour tous.

« J’ai vendu mon château pour habiter dans les arbres »

Comme la vie peut être belle et simple quand l’individu se libère du matérialisme ! Surtout quand une petite mise initiale permet de renouer avec ses racines ! C’est le cas du vigneron Eric Charmet, interviewé par Konbini le 8 octobre, dans une vidéo intitulée : « J’ai vendu mon château pour vivre dans les arbres ». « Posséder ce château depuis des générations, ma famille et moi, devenait extrêmement lourd. 2 500 m2 de toiture à entretenir, plus les douze hectares de vignes attenantes… », raconte-t-il.

Et pour se réchauffer, bonjour ! « J’ai décidé de le vendre, mais sans le terrain », poursuit le vigneron. C’était aussi une envie de transmettre à ma fille des choses qui me semblaient plus essentielles. « Les valeurs sont importantes… surtout quand elles permettent de repeindre dans un vert aussi tendance ce qui est avant tout l’exploitation foncière d’un héritier. Eric Charmet habite une cabane de 30 m2 qu’il louait auparavant. Coût de l’opération : 70 000 euros. Le modeste aubergiste prévoit « d’avoir quelques logements, d’autres cabanes, pour partager ces moments ». « Ce qui procure aussi des revenus supplémentaires », reconnaît-il.

D’autres n’ont pas ce genre de gêne. C’est le cas de Joe Bagley, 20 ans, interviewé par le même média le 27 juillet. Le jeune homme se laisse aller à un petit fantasme : vivre dans son appartement spacieux avec… 1 ​​400 plantes. « Quand je pars en vacances – je reviens tout juste d’Australie – j’ai convaincu une collègue de la payer pour qu’elle s’occupe des plantes », raconte-t-il devant la caméra. Et ne comptez pas sur Konbini pour vous demander comment sont financées ces excentricités : parlons tutorat et compostage. Parce que c’est important, la nature !

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C’est Corentin de Chatelperron qui l’a dit le 29 octobre dans Konbini. Le jeune homme s’est installé « sur une plateforme flottante de 70 m2 sur une île isolée de Thaïlande » pendant quatre mois, pour développer des techniques d’agriculture végétalienne et expérimenter le low-tech. Corentin n’a pas oublié sa caméra HD pour immortaliser ses aventures et transmettre l’expérience acquise.

On a droit, en prime, à un « discours » rassurant, prononcé tel quel : « Aujourd’hui, en effet, nombreux sont ceux qui rêvent d’aller coloniser d’autres planètes, de voyager dans l’espace (…). Nous avons clairement le potentiel de faire une grande planète, alors j’aimerais inviter tous ces milliardaires à arrêter de jeter l’argent par la fenêtre de la planète. Corentin de Chatelperron vit désormais sur un bateau laboratoire, appelé le « Low Tech Lab ». Le bateau n’a rien d’un radeau de fortune : c’est un magnifique catamaran high-tech. « Nous sommes dans le monde depuis près de six ans », loue le volontaire Robinson. Gageons que pour cette éco-course, les adeptes low-tech ont vendu leur GPS pour un sextant.

« Pas énorme de mettre 20 000 euros dans une maison »

Mais pas besoin de mettre les voiles pour profiter des joies de la déconnexion et de l’authenticité : comme Philippe, 32 ans, et Pierre, 28 ans, on compte leurs 850 000 abonnés sur TikTok. Casquette sur la tête et chemise à carreaux dans le dos, ces derniers ont raconté leur aventure collective pour rénover trois maisons en Auvergne à Konbini le 23 octobre. « Nous avons acheté ces trois maisons pour 54 000 euros », s’exclame-t-il. Un bout de pain! Et d’ajouter : « On s’est dit : « La première année, on s’est fixé un objectif : ne pas dépasser 20 000 euros. C’est peu pour moi de mettre 20 000 euros sur une maison pour laquelle vous avez payé 54 000 euros. »

En tout cas, rappelons, puisque Konbini n’a pas jugé nécessaire de le faire, que le quart des Français les plus riches financièrement ont épargné en moyenne un peu plus de 10 000 euros en 2020, tandis que 25 % des ménages dont le patrimoine est le les plus faibles n’ont réussi à économiser que 218 euros, selon les données de l’INSEE. Assez avec les mesquineries : comme dit Pierre, l’essentiel est de « s’amuser ».

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Ils n’ont pas hésité après les confinements : ce sont ces « télétravailleurs qui ont quitté la France à cause du Covid », mis en lumière par Brut le 19 mars. « Ce confinement a complètement changé ma vie personnelle, ma vie professionnelle, et j’ai déménagé à Bali, annonce fièrement Justine, consultante en marketing. Réaliser que j’avais la chance de travailler en ligne et que je pouvais le faire à l’autre bout du monde, a beaucoup accéléré tout ça, et je me suis donné cette possibilité d’aller travailler là-bas. »

La richesse est aussi moins pénible au soleil. Lisa, formatrice en création d’entreprise, est partie au Costa Rica. « Ce qui est spécial dans cet espace de coworking, c’est que tout le monde travaille pieds nus », dit-elle, MacBook à la main. Sophie, prof de yoga en Thaïlande, conclut : « Cela ressemble au vrai stéréotype de la fille qui travaille sur une île tropicale, mais si je ne bois pas mon café, quand je travaille, j’ai droit à ma noix de coco fraîche. Reste à savoir à qui Brut s’adresse, mettant en avant cette jeunesse souvent parisienne, compatible avec l’esprit de la start-up nation et partie prenante de la mondialisation, sinon cette même fraction de la population…

Quels sont les films sur BrutX ?

85 films

  • 6.3. Certaines femmes (2017) Certaines femmes. …
  • 7.5. Chasing Ricky Baker (2016) À la recherche des Wilderpeople. …
  • 7.3. États de grâce (2013) Court terme 12. …
  • 6.5. Jimmy’s Hall (2014) 1 h 49 min. …
  • 6.7. L’Orphelinat (2007) L’Orphelinat. …
  • 6.5. Mon âme guérie par toi (2013)…
  • 6.9. L’exercice de l’État (2011) …
  • 6.8. Mandarine (2015)

Quelle série sur BrutX ? Il faut souligner la présence d’une série, acclamée par la critique à l’étranger et présentée en exclusivité en France par BrutX, « Poison ».

Comment avoir BrutX gratuit ?

Comment profiter de BrutX gratuitement ? L’abonnement Prime Video coûte 4,99 euros par mois ou 59 euros par an, et les 30 premiers jours sont gratuits. Après vous être abonné à Amazon Prime Video, vous pouvez facilement trouver BrutX sur des services accessibles en option.

Comment accéder à BrutX ?

L’application BrutX est disponible sur les Freebox Révolution, Mini 4K, Delta Player Devialet, One et Pop, mais uniquement sur le menu Google play pour ces dernières : 1/ Allez dans le menu Freebox SVOD OU canal 133. 2/ Cliquez sur le bouton icône BrutX .

Pourquoi travailler chez Brut ?

41% des employés recommanderaient à un ami de travailler chez Brut, selon les critiques de Glassdoor. Les employés notent également Brut 2,6 sur 5 pour l’équilibre travail-vie personnelle, 2,5 pour la culture et les valeurs et 2,8 pour les opportunités de carrière.

Comment obtenir le salaire brut ? Le salaire brut est calculé à partir du salaire horaire multiplié par le nombre d’heures travaillées, en tenant compte des charges. Ces derniers dépendent de la valeur du salaire et du secteur (public ou privé). Le salaire indiqué dans le contrat de travail est généralement le salaire brut.

Quelle est la différence entre le salaire brut et le salaire net ?

Quelle est la différence entre salaire brut et salaire net ? La différence entre le salaire net et le salaire brut est constituée des cotisations salariales, estimées à environ 23 % du salaire brut (contre environ 33 % des cotisations patronales). Pour obtenir une estimation du salaire net, ces 23 % doivent être soustraits.

Quelle est la salaire brut ?

Le salaire dit brut en termes comptables correspond au total des sommes perçues par le travailleur et fixées dans le contrat de travail précité. Ce type de salaire n’a pas encore fait l’objet de retenue à la source ou d’autres charges sociales. D’où sa crudité. Le salaire brut est donc une rémunération sans retenues.

Où voir Salam ?

Prévu au Festival de Cannes le 26 mai, Salam sera diffusé à la rentrée sur la plateforme de streaming BrutX. Les téléspectateurs pourront également le voir au cinéma pendant 48 heures.

Quand sort Salam Diams ? « Salam » sortira exceptionnellement en salles à partir du 1er juillet, pour une durée limitée à 2 jours, avant d’être mis en ligne sur la plateforme BrutX à la rentrée.

Quand sort Salam ?

Sortie : 1er juillet. Réalisé par : Houda Benyamina, Anne Cissé, Diam’s . avec Diam. avec Diam. Le film est présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2022.

Comment est financé Konbini ?

L’entreprise se finance principalement grâce à diverses méthodes dérivées de la publicité éditoriale, telles que le marketing de contenu ou la publicité native. Certains contenus publiés par Konbini sont partiellement coproduits pour des marques telles que Coca-Cola, Netflix ou L’Oréal.

Comment contacter Konbini ? Pour toutes vos demandes, vous pouvez contacter directement le call center Konbini au 01 42 46 96 92 (appel sans surcoût, prix d’un appel local depuis la France).

Qui regarde Konbini ?

c’est uniquement sur konbini ! C’est aujourd’hui le média culturel français le plus regardé. C’est aussi une agence, un studio et une marque de divertissement bleue, rouge et jaune. Nous sommes ici pour célébrer la diversité des talents et des engagements des jeunes. Mais le plus simple est de montrer tout ça !

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